segunda-feira, 14 de novembro de 2016

DONA BIA EM FRANCÊS

  LE MONDE

Au Brésil, les ridicules confessions de la richissime épouse du maire de Sao Paulo

Dans un entretien donné au quotidien « La Folha de Sao Paulo », Bia Doria se dépeint en femme du peuple et offre une vision à la fois machiste et désuète de la femme brésilienne. La polémique suscitée met au jour les fractures du pays.

Joao Doria et son épouse Bia Doria (à droite), à Sao Paulo, le 2 octobre.


LETTRE DE SAO PAULO
Le ridicule a conquis la politique brésilienne, redoute la philosophe et écrivaine Marcia Tiburi. Dans un pays rongé par la crise et désenchanté par les élites au pouvoir, une partie du public a choisi la futilité, se passionnant pour ses « premières dames ». En témoigne l’émoi suscité par les tenues et le mode de vie supposé « exemplaire » de femme au foyer de Marcela Temer, la jeune épouse du nouveau président, Michel Temer.
Voici désormais qu’une autre « femme de » fait une entrée – remarquée – dans cette politique spectacle. Bia Doria, épouse du nouveau maire millionnaire de Sao Paulo, Joao Doria, élu le 2 octobre, a accordé, une semaine après la victoire de son mari, un entretien au quotidien La Folha de Sao Paulo. Artiste étiquetée « écolo-chic », spécialiste des sculptures de bois, la blonde quinquagénaire habituée des quartiers huppés de la mégalopole brésilienne se livre auprès du journaliste à une confession confondante.
Au volant de sa Porsche Cayenne, « Dona Bia » (Madame Bia) ne fait pas mystère de sa méconnaissance totale des quartiers populaires de Sao Paulo, compare la favela de Paraisopolis, dans la zone sud de la ville, à « l’Ethiopie » et se présente comme une femme du peuple. « Je me suis toujours sentie une Evita Peron, parce que je suis davantage du peuple, je me sens du peuple. » Et d’ajouter : « J’ai un bon contact avec les personnes les plus humbles. Parfois, il suffit d’une main tendue, d’un abraço” [accolade]. »

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